lundi 2 mars 2009

2 mars - 14h30 - la police prend position

Après le départ de l'essentiel des manifestants, vers 14h10, la police a pris position sur Analakely et les points stratégiques autour.
Des sifflements au début. Puis beaucoup de curieux autour des camions de gendarmerie.

Analakely, avenue de l'indépendance.

Rond point d'Ambohijatovo.

Entrée Tunel d'Ambandia.

2 mars : Emmo-Nat contre étudiants à Ambohipo.

Ce matin, partant au travail, je vois plein de gens sur le bord de la route, du côté d'Ambatomaro, regarder en direction du quartier d'Ambohipo. Je continue la descente de la rue en voiture. Des personnes m'interpèlent me disant qu'il ne faut pas descendre. "La route est barrée". Je continue quand même curieux de savoir ce qu'il se passe. Il est 9hOO environ. En bas, au niveau de la route qui travers la rizière, je vois arriver 2 camions de l'armée. Puis un camion de la CUA (Commune d'Antananarivo) arrive pour ramasser une benne à ordure. Je remonte dans l'autre sens comprennant que je ne pourrais passer par là. Je m'arrête au niveau de la carrière et constate. L'armée essaie de monter la rue vers Ambohipo. Je ne vois personne devant ou derrière. Ils tirent des grenades lacrimogènes en direction d'un campus. Je ne vois pas d'attroupement particulier à l'intérieur. Mais les militaires tirent. Plus loin sur la route, un feu (apparemment des pneus).
Sur Radio Antsiva, on annonce que des étudiants auraient voulu protéger la demeure du chanteur Sareraka. Qu'un barrage serait installé par la police pour empêcher les étudiants grévistes d'aller à la place du 13 mey.

Au passage : plus de Radio Viva ou TV Viva (radio et TV de Mr Rajoelina) à Tana depuis vendredi soir.

28 février 2009 : place du 13 mey

Un retour à la place du 13 mey, à Antananarivo. Jusqu'à 12h30 environ, une foule éparse ; moins de monde que d'habitude. Vers 13h00, on annonce 5000 personnes (source RFI). L'ambiance générale est plutôt bon enfant. Les petits business se développent autour des manifestations. J'ai cette fois-ci préférer passer parmi les manifestants plutôt que de montrer toujours les mêmes photos prises du carré réservé aux journalistes. Un fait majeur : l'apparition d'un garde armé côté TGV. Je n'en ai vu qu'un (voir photo). C'est la dérive redoutée : à vouloir utiliser la force, on prend le risque d'armer l'adversaire… dérive "africaine" souvent imaginée, avec des mouvements de contestation à l'avenir qui risquent de s'armer lourdement avant de commencer à revendiquer quoique ce soit. Espérons que chaque camps saura garder son calme. En tout cas, ce samedi l'Emmo-nat s'est fait discrète et n'est pas intervenue. Résultat : la foule s'est dispersée d'elle-même et dans le calme après les discours.


L'armée tranquillement stationnée à Antananirenina.(12h00 env).

Un premier barrage "naïf" à Analakely en face des pavillons, vers 12h00.

La foule arrivant vers 12h15.

Sage attente "tranquille". Ambiance "bon enfant".


Les barrages. Un peu plus d'organisation à ce niveau que d'habitude. La crainte de l'intervention de l'armée certainement. Mais des barrages qui restent sommaires, et non-gardé.
côté gare Soarano. Un "casino" improvisé en arrière plan. Des petits jeux d'argent divers en plein Analakely.

Côté route de Tsaralalana.

Nouveau barrage côté Fin des Pavillons et station de Taxi Be improvisé.
Les petits business de la manif. Ventes de boisson, tsaky tsaky (petites choses à manger), et tous les indispensables accessoires à TGVistes convaincus (écharpes, bobs, chapeaux…)




Farandole des banderoles en préparation.
Le garde armé.

Bonne ambiance durant les premiers discours.